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Echos de Bozel et ValVanoise

Une pierre de plus pour "retouver" NOTRE HÔPITAL À MOÛTIERS ?

27 Mai 2016 , Rédigé par Bernard Fraissard Publié dans #Vie quotidienne

Une pierre de plus pour "retouver" NOTRE HÔPITAL À MOÛTIERS ?
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LES 25èmes RENCONTRES DE LA COORDINATION NATIONALE DE DÉFENSE DES HÔPITAUX ET MATERNITÉS DE PROXIMITÉ, À NOTRE DAME DE BRIANÇON, viennent de s’achever le 22 Mai 2016, avec une centaine de participants dont 80 venus de toute la France (24 délégations), à l’invitation du Collectif pour l’hôpital de Moûtiers. Donner un écho enfin national à la lutte engagée pour le retour des urgences et de la chirurgie orthopédique à Moûtiers ?

Est-ce que ce sera suffisant, après le récent dépôt de dossier auprès du « Défenseur des droits » ?

Les travaux ont portés sur les sujets d’actualité qui légitiment ou anticipent la diminution des moyens du SERVICE PUBLIC DE SANTÉ, « le financement de l’hôpital » et « les groupements hospitaliers de territoire -GHT».

Le collectif avait sollicité de nombreux hébergeurs pour accueillir les congressistes, les collectivités locales pour les frais « de bouche » (Merci au conseil municipal de Bozel qui, en Mars,dernier, a octroyé au Collectif pour l'hôpital de Moutiers une subvention de 500 €, ainsi qu'à Brides les Bains, Le Planay, Méribel les Allues et Saint Bon Courchevel).

Une invitation à participer à cette réflexion avait été adressée aux professionnels de santé, aux élus du territoire. Il a bien fallu constater que la connotation militante a du en « décourager » plus d’un ! Trois élus et la directrice du CHAM (en observatrice, ce qui était à la fois courageux et insuffisant) nous ont fait l’honneur d’une présence à la salle des fêtes de Notre Dame de Briançon, lieu d’accueil chaleureux de la Commune de La Léchère.

Une pierre de plus pour "retouver" NOTRE HÔPITAL À MOÛTIERS ?

Outre une couverture médiatique par France 3 que vous avez pu voir au journal du soir le 21 Mai, voici le « papier brut » commis par une journaliste du Quotidien du médecin (du 23 Mai) présente :

À Moûtiers, les défenseurs des petits établissements éreintent la T2A et « l'hôpital entreprise »

C'est au cœur de la vallée de la Tarentaise, à Moûtiers (Savoie), que la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité a tenu ce samedi ses 25es Rencontres annuelles sous un soleil de plomb.

Le choix du lieu ne relève pas du hasard. Moûtiers est l'un des derniers exemples de la lutte menée par ces usagers militants en faveur du maintien des petites structures de soins publiques dans les zones rurales. Les cas de huit autre hôpitaux et maternités déjà condamnés ou en sursis ont été portés à la connaissance du Défenseur des droits la semaine dernière1.

À Moûtiers, l'hôpital a vu au fil des années son activité réduite à peau de chagrin. En octobre, les services d'urgences et de chirurgie (traumatologie) ont fermé leurs portes au profit d'un centre de consultations d'actes programmés. Une partie de l'activité a été transférée à l'hôpital proche d'Albertville, avec lequel Moutiers a fusionné en 2005, quelques années après avoir perdu sa maternité.

Petits vieux trimballés

Dans la salle polyvalente du petit village limitrophe de Notre-Dame-de-Briançon, quelque 80 membres des différentes coordinations de France – dont beaucoup de retraités de la fonction publique hospitalière – attendent ce samedi matin que le système de sonorisation arrête de faire des siennes pour entamer la matinée de débat sur le financement des hôpitaux, en présence du sociologue Frédéric Pierru.

Assise au premier rang, celle qui se présente comme « l'ancienne secrétaire du dirlo » de l'hôpital de Moûtiers, âgée de « 80 printemps » trépigne d'impatience. Comme beaucoup de congressistes, elle dénonce le « gâchis » de la situation et les « injustices »

dont sont victimes les 32 000 habitants de la vallée alpine (280 000 en hiver), en particulier « les petits vieux qu'on doit trimballer sur les routes faute d'hôpital de proximité ». L'agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes, le gouvernement, et le président du conseil départemental de Savoie et ancien ministre Hervé Gaymard en prennent pour leur grade.

Alors que le Dr Olivier Véran met la dernière touche à son rapport final sur la réforme du financement hospitalier, la Coordinationprend clairement position en faveur de la suppression de la tarification à l'activité (T2A), considérée ici comme une arme politique pour fermer services et structures pas assez rentables. « Nous en avons assez de cette logique de producteurs de soins et d'hôpital-entreprise, a résumé Françoise Nay, ex-présidente de la Coordination, brassard blanc au bras en signe de soutien aux militants parisiens d'Hôpital debout. Avec la T2A, le critère médicoéconomique est obligatoire dans tous les projets de soins alors que le système de financement hospitalier devrait se fonder sur les besoins des patients. »

À activité multiple, financement multiple

En face de l'assemblée, le sociologue Frédéric Pierru défend, au même titre qu'Olivier Véran, un modèle de financement hybride qui associe les trois systèmes existants (T2A, prix de journée, dotation globale), chacun étant déployé selon la nature du soin. « Dès lors que l'activité est multiple, le financement doit l'être », a-t-il plaidé, sous le regard circonspect des usagers.

Pour celui qui se définit comme un « chercheur engagé » proche des idées du Mouvement de défense de l'hôpital public (MDHP), la T2A est « intéressante » pour financer les actes réalisés en ambulatoire (chirurgie de la valve mitrale, prothèse totale de hanche, cataracte). À l’inverse, les pathologies chroniques doivent bénéficier d'un budget global, « ajusté selon l'activité ». « On pourrait par exemple financer dans une enveloppe globale calculée sur trois ans l'activité de prévention, d'éducation thérapeutique et de soins

Cette proposition est loin de convaincre l'auditoire. Sceptique, une infirmière en psychiatrie se demande comment, sur cette logique, financer ses « 45 minutes passées au téléphone avec un patient en pleine décompensation. » D'autres dénoncent la « pseudo-

chirurgie ambulatoire », où les patients opérés dans les services de médecine, chirurgie etobstétrique (MCO) sont en réalité enregistrés dans la foulée en soins de suite et de réadaptation (SSR). « Il n'y a pas de pierre philosophale en matière de financement hospitalier, a suggéré Frédéric Pierru, écouté avec attention mais loin d'être entendu. Ne rejetez pas la T2A pour des raisons de guerre de religion. »

Anne Bayle-Iniguez.

Dans un prochain article je reviendrai pour une « explication de texte » permettant une compréhension aux non spécialistes, à la lumière des communiqués et décisions prises en coordination, qui dépassent le cadre local tout en y faisant référence puisque la baisse des moyens, les fermetures ou l’éloignement des services de soins reviennent à mettre « Notre santé en danger », campagne nationale des hôpitaux en lutte.

Bernard Fraissard

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Une pierre de plus pour "retouver" NOTRE HÔPITAL À MOÛTIERS ?

1- Les comités de défense des petits hôpitaux saisissent le Défenseur des droits

Les usagers et élus locaux de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité ont écrit au Défenseur des droits pour lui réclamer le maintien de plusieurs établissements ou services hospitaliers fermés ou menacés de fermeture.

Les maternités de Pithiviers (Loiret), de Sarlat (Dordogne), de Millau (Aveyron) sont victimes de pratiques « iniques » de la part des directeurs d'établissement et des tutelles régionales, dont la Coordination dénonce le « mépris » et « l'autisme » dans sa lettre.

Les urgences de Thouars et Parthenay (Deux-Sèvres) ont mis la clé sous la porte. Dans le Finistère, c'est aussi le cas du SMUR et des urgences de Concarneau mais aussi de la chirurgie ambulatoire de Douarnenez.

Les usagers s'inquiètent aussi de la santé du SMUR et des urgences de Valognes (Manche), à l'activité fort réduite.

Idem à Moutiers, où les services de traumatologie et d'urgences ont fait place à un centre de premier recours depuis l'automne dernier.

2- Les Rencontres se sont tenues sur le lieu symbolique de naissance d’Ambroise CROIZAT, qui fut l'un des fondateurs de la Sécurité sociale et du système des retraites en France, également secrétaire général de la Fédération des travailleurs de la métallurgie CGT et ministre du Travail et de la Sécurité sociale de 1945 à 1947.

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